Aider les gestionnaires et futurs gestionnaires, les promoteurs et les chefs d'entreprise à mieux maîtriser la gestion d'entreprise de façon à ce qu'ils soient en mesure de faire de leur mode de gestion un moyen de création de valeur.

Auteur/autrice : admin (Page 2 of 3)

MAXIMISER LA CRÉATION DE VALEUR POUR LES ACTIONNAIRES, POURQUOI ET COMMENT PROCÉDER?

Billet No3

AMÉLIORATION DE LA VMAFP À PARTIR DU KS ET DE LA VCFP.  .

À l’instar du billet no 2, ce troisième billet traite les stratégies d’accroissement de la création de valeur sans investissement additionnel. À la différence, il met l’accent sur le taux de rendement exigé par les détenteurs de fonds propre (Ks) et la valeur comptable des fonds propres (VCFP).  En fait, il répond à la question : comment accroitre la création de valeur à partir du Ks et de la VCFP?   

Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de grande mutation.

 Qui peut ignorer la turbulence du monde des affaires. Presque chaque jour, nous observons la rentrée sur le marché de nouvelles d’entreprises, tout comme certaines d’autres sont contraintes de s’en retirer définitivement. On est tous d’accord que le combat est rude sur le marché. Et, aucune entreprise n’est exempte de la faillite sinon celles qui se sont dotées de bons joueurs et qui utilisent le service d’un bon coach.

Vous apercevez que la performance de votre entreprise est en chute libre et, vous ne savez quelle stratégie adoptée pour la remédier.

 Où, votre entreprise se retrouve déjà au bord de la faillite, alors que vous avez tout essayé et la dégringolade continue son petit bonhomme de chemin.   Eh bien, la bonne nouvelle vous est parvenue. Vous n’avez plus besoin de vous tracasser la tête, nous sommes là pour vous aider.

Revenons à notre sujet.

Comment accroitre la création de valeur à partir du Ks et de la VCFP  

À partir du KS

En fait, le Ks est le taux de rendement exigé par les actionnaires ou plus simplement le cout des fonds propres. Il désigne le taux de rémunération attendu par les associés d’une entreprise pour les fonds qu’ils y détiennent compte tenu des risques auxquels l’entreprise est exposée. C’est également le taux de rendement exigé par le marché pour toutes les actions de risque similaire. À ce titre, le Ks représente un cout d’opportunité ou un cout de renonciation, dans la mesure où les associés (actionnaires) ont le choix d’investir leur fonds dans leur entreprise ou dans des titres ayant le même niveau de risque sur le marché financier. En d’autres mots, c’est le taux de rendement minimum qu’exigent les détenteurs de fonds propre pour qu’ils ne soient pas déficitaires compte tenu du taux de marché.   

Dans le billet no1 (équation 7), nous avons démontré qu’il existe une relation inverse entre le taux de rendement exigé par les actionnaires (Ks) et la création de valeur. En fait, le plus petit est le Ks, la plus grande est la création de valeur. Alors, il importe de comprendre les facteurs qui influencent le Ks afin de savoir comment agir pour pouvoir le réduire.

Le Ks a puisé son origine dans le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) ou Capital Asset Pricing Model (CAPM).  Suivant ce modèle :

Ks = Rf + prime de risque

En fait, le taux de rendement exigé par les actionnaires est égal à un taux de rendement sans risque plus d’une prime pour les risques auxquels les investisseurs sont consentis en échange de leurs fonds. Le taux de rendement sans risque (Rf) est assimilable au taux d’intérêt d’un emprunteur sûr, dont la possibilité de défaut est quasiment nulle. Ainsi, le taux sans risque (Rf) est généralement assimilé au taux des obligations des gouvernements. Donc, ce taux est indépendant du mode de gestion d’une entreprise, et du fait, non influençable par les actions managériales.

Dès lors, il revient de comprendre les risques auxquels s’expose une entreprise.

En fait, la prime de risque est liée au niveau d’incertitude attachée aux rendements futurs d’une entreprise. Plus élevé est le niveau d’incertitude des rendements futurs, plus les détenteurs de fonds propres auront des exigences de rentabilité et plus la prime de risque sera élevée.

Ainsi, pour diminuer le cout des capitaux propres (Ks), il importe de réduire le niveau de risques auxquels une entreprise est exposée. Ces risques sont regroupés en deux types, les risques systématiques ou risques non diversifiables et le risques non systématique, spécifique ou risques diversifiables.        

Les risques systématiques sont des risques qui affectent l’ensemble du marché. Ils résultent de la variabilité des facteurs macroéconomiques comme le taux d’intérêt, la récession, la guerre et l’instabilité politique, l’absence ou l’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée, etc… Ces types de risques sont inévitables et ne peuvent pas être réduits par une action managériale. 

Par contre, les risques non systématiques sont spécifiques à une entreprise dans la mesure où ils sont liés aux caractéristiques et aux actions managériales d’une l’entreprise.

Bien qu’il soit possible d’anticiper certaines sources de risques non systématiques afin de réduire le taux de rendement exigé par les actionnaires (Ks) et d’accroitre la création de valeur, il demeure toutefois impossible de connaître toutes ces sources.  Par contre la littérature précise certains éléments qui constituent une source de risques non systématique, par exemple   la taille d’une entreprise, l’utilisation d’effet levier, la liquidité des actions.  Alors, il revient de clarifier dans quelle mesure que ces éléments peuvent influencer le Ks.

Taille d’une entreprise : suivant la littérature, plus une entreprise est petite, plus son espérance de rendement est incertaine. Autrement dit, il y a moins de risque associé aux rendements futurs des grandes entreprises. Donc, plus la taille de l’entreprise est grande, plus petit serait le Ks, et plus élevé sera la création de valeur.

Effet de levier : les charges fixes y compris la dette ont un pouvoir d’amplitude sur le résultat d’une entreprise, qu’il soit positif ou négatif. Dans ce contexte, les charges fixes contribuent à rendre plus incertain le rendement futur d’une entreprise. Donc, moins les charges fixes sont élevées, le moins grand serait le Ks, et le plus élevé sera la création de valeur.

Liquidité des actions : sur les marchés financiers, les titres se vendent et se rachètent. La vente et le rachat des titres entrainent des couts de transaction. Ces couts sont moins élevés pour les entreprises dont leurs titres sont liquides, autrement dit faciles à négocier. En fait, plus le titre d’une entreprise est liquide, plus petit serait le Ks et plus élevée sera la création de valeur.

À partir de la VCFP   

Il ressort de l’équation 8 (l’équation de la création de valeur ajoutée) que plus la valeur comptable des fonds propres est élevée plus il aura de création de valeur, en supposant constants les autres paramètres. Cette hypothèse n’est pas logique en finance, car, pour un même niveau de rendement, tous les actionnaires choisiront le plus petit investissement, car il n’y a aucun avantage pour un tel agissement. L’idée c’est de préférence, réaliser un niveau de rendement maximum avec un minimum de fonds propres. Ce qui revient encore à la création de valeur via le ROE.

La création de valeur pour les actionnaires constitue l’un des principaux objectifs d’un gestionnaire d’entreprise en raison du fait que la valeur d’une entreprise est étroitement liée à l’attente de ces entités (actionnaires). Pour pouvoir créer de la valeur, les gestionnaires doivent prendre des décisions permettant de réaliser un niveau de rendement supérieur à celui qu’exigent les actionnaires.

MAXIMISER LA CRÉATION DE VALEUR POUR LES ACTIONNAIRES, POURQUOI ET COMMENT PROCÉDER?

Billet no 2

Dans presque toutes nos présentations sur l’approche de création de valeur, il y a une question qui revient souvent.

Comment peut-on faire plus d’argent sans augmenter nos investissements ?

Ou,

Comment accroître nos profits sans investissements additionnels?

Probablement, vous vous posez la même question,  ou vous cherchez quelqu’un d’autre pour répondre à votre question. Heureusement, Gestion efficace pense à vous.  Et, vous n’avez plus besoin de vous en affoler. Car, ce billet vous est destiné. Il aborde diverses stratégies permettant d’accroître la création de valeur en faisant augmenter la rentabilité des fonds propres (ROE). Autrement dit, il répond à la question, comment augmenter la création de valeur via le ROE?

Je vous invite d’abord à s’abonner à notre blogue et aussi de partager le lien pour faciliter plus de personnes à en avoir accès.  

Dans le premier billet (https://gestionefficace.ca/2019/10/08/maximiser-la-creation-de-valeur-pour-les-actionnaires-pourquoi-et-comment-proceder/), nous avons démontré, plus le ROE est élevé plus grande est la création de valeur.

Dans ce billet, nous analysons la  composition du ROE.

D’après le « Modèle Dupont », le ROE est le ratio du bénéfice net par la valeur comptable des fonds propres (VCFP). Ceci est décomposable en un produit de trois autres éléments ou ratio. Soit, la rentabilité des ventes (bénéfice net/ventes), la rotation des actifs (ventes/actifs) et le levier financier (actifs/VCFP).

Une amélioration de l’un de ces éléments se répercutera positivement sur le ROE. Il importe, tout simplement, de les comprendre et de bien les analyser séparément pour pouvoir déceler la manière dont ils influencent le ROE.

1.-Rentabilité des ventes

 La rentabilité des ventes est le ratio du bénéfice net par les ventes. Elle traduit l’efficacité des ventes, c’est-à-dire la mesure selon laquelle les ventes sont rentables. En fait, une entreprise peut réaliser beaucoup de ventes, mais si elles ne sont pas rentables, la rentabilité des fonds propres sera faible. C’est pourquoi il est important pour une entreprise de réaliser des ventes rentables.

Pour améliorer la rentabilité des ventes, on peut recourir à la stratégie de prix, à la stratégie de coût (coût des marchandises, frais d’administration et de gestion) ou les deux en même temps.

  • Stratégie de prix : Il n’est pas toujours facile d’ajuster à la hausse le prix de vente en maintenant constante la qualité de produit ou de service. Car, la concurrence et le produit de substitut représentent de véritables contraintes à une telle stratégie. En revanche, dépendamment du marché (produit de luxe, monopole …) dans lequel l’entreprise intervient, l’augmentation du prix pourrait être envisagée jusqu’à une certaine limite, et cela pourrait se révéler payant.
  • Stratégies coût : On peut également intervenir sur le coût d’acquisition des intrants ou matières premières. Pour ce faire, une entreprise peut développer et consolider un réseau de fournisseurs, cela a pour effet de réduire le pouvoir des fournisseurs et augmenter du même coup le pouvoir de négociation de l’entreprise. Ceci permettrait, dans la majorité des cas, d’aboutir à une réduction de coût. On peut aussi développer des relations de partenariats avec d’autres entreprises concurrentes dans le but de planifier et d’effectuer ensemble les achats et transports des intrants, cela permettra de réduire les coûts d’achat et de transport. Pour réduire le coût de stockage, certaines entreprises ont recours à la méthode juste à temps appelé également flux tiré. Cette méthode permet d’éliminer les stocks, en raison du fait que la production est déclenchée après la réception d’une commande par un client. En fait, aussitôt que la production est terminée, le produit est livré au client. Cependant, cette méthode n’est pas applicable à tous les types d’entreprises, ce qui fait, certaines d’autres entreprises doivent détenir des inventaires, sinon elles se retrouveraient en pénurie de stocks, laquelle a aussi un coût très élevé et parfois inestimable en raison de l’éventuelle perte de clients. C’est pourquoi on fixe un niveau de stocks optimal pour empêcher d’être en pénurie ou de se retrouver à un surplus de stocks qui reste longtemps en entrepôt. Pour faire face à la volatilité des prix de matières premières et pour garder stable le coût des marchandises, on peut recourir au swap c’est-à-dire à la signature de contrat à terme ou à l’achat de l’option sur taux de change. De même, pour optimiser le coût, le gestionnaire peut envisager de réduire les coûts fixes au profit des coûts variables, ou de faire l’inverse compte tenu de la réalité du marché. Et, suivant le type d’entreprise et la dynamique de l’environnement d’affaires, on peut recourir soit à l’externalisation ou à l’intégration verticale. En fait, il existe de nombreuses façons de procéder pour pouvoir réduire les coûts de production, d’administration et de gestion.

2.- Rotation des actifs

En plus de la rentabilité des ventes, la rentabilité des fonds propres dépend également de la capacité des actifs à générer des ventes. Cette capacité est mesurée par la rotation des actifs qui est également un indicateur qui reflète l’efficacité du management de la direction.  Autrement dit, elle témoigne la mesure dans laquelle les dirigeants ont utilisé efficacement les actifs de l’entreprise pour augmenter les ventes de l’entreprise. Plusieurs éléments expliquent le niveau de rotation des actifs en raison du fait qu’une entreprise possède de multiples actifs de natures différentes. L’amélioration d’un tel paramètre pourrait même solliciter une intervention qui n’a rien à voir avec la finance, par exemple une action de nature ressource humaine ou une action relative à l’optimisation du processus. Lorsqu’il s’agit d’une intervention de nature financière, les regards se portent généralement sur la qualité de gestion de la trésorerie, du compte client, du compte stock, du compte fournisseur et sur la qualité de gestions des immobilisations.

Gestion de la trésorerie

L’optimisation de la trésorerie joue un rôle important dans le processus de création de valeur pour les détenteurs de fonds propres.  En fait, une insuffisance de liquidité et le maintien d’une trop grande quantité de fonds dans la trésorerie ont généralement des effets négatifs sur le ROE. Lorsqu’une entreprise se trouve dans l’incapacité de répondre à ses obligations de court terme, faute de liquidité, elle est obligée de recourir à d’autres moyens de financement généralement coûteux. Sinon, elle court le risque de faillite. Cet accroissement de frais financiers réduira la marge bénéficiaire nette de l’entreprise et du même coup la rentabilité des fonds propres. De même, le maintien de fonds oisifs dans la trésorerie empêche le remboursement de la dette ou réduit le manque à gagner par le placement. D’où l’importance de l’optimisation de la trésorerie.

Il est judicieux de planifier les rentrées et sorties de la trésorerie en lien avec le cycle de conversion de l’encaisse, notion qui va être abordée plus bas.  Pour faciliter une bonne gestion de la trésorerie, trois niveaux doivent être établis.

  • La trésorerie désirée (TD) est le montant qui permet à une entreprise de répondre à ses besoins de liquidité, sans qu’il n’y ait ni insuffisance ni surplus d’argent dans la trésorerie.  Ce niveau de trésorerie est fixé par l’entreprise en fonction de sa nature, de ses objectifs et de ses expériences.
  • La trésorerie minimale (TMIN) est la limite minimale en dessous de laquelle l’entreprise se retrouve avec un découvert bancaire. Autrement dit, le montant minimum qui permet de couvrir les frais de transactions liées aux opérations de trésorerie. Cette limite est en relation avec la possibilité et les conditions de financement de court terme.
  • La trésorerie maximale (TMAX) est la limite supérieure au-dessus de laquelle l’entreprise se retrouve avec des fonds oisifs, et elle doit procéder au remboursement de la marge de crédit ou d’effectuer des placements. Cette limite est en relation avec la possibilité et les conditions de placement.

En fait, les limites minimales et maximales de la trésorerie déterminent respectivement le moment où l’on doit emprunter pour renflouer la caisse et celui où l’on doit faire des placements pour débarrasser la caisse de fonds oisifs.

Gestion des comptes clients, stocks et fournisseurs

La gestion de ces comptes se révèle d’une grande importance dans la création de valeur pour les détenteurs de fonds propres. En fait, les comptes clients et les comptes stocks représentent des actifs oisifs, c’est-à-dire des montants d’argent qui dorment, et qui coûtent très cher aux détenteurs des fonds propres. Le but de la gestion de ces comptes c’est de faire en sorte que les actionnaires ne supportent plus le coût de financement de ces comptes ou de réduire au minimum la partie qu’ils doivent supporter.

Le flow ratio est un l’un des ratios qui permettent, en une vue, de comprendre ce processus et de fixer un objectif. En fait, l’objectif idéal pour un gestionnaire c’est d’avoir un Flow ratio égal à l’unité. Cela traduirait que les actifs oisifs sont totalement financés par du financement gratuit.

La question pertinente à se poser, quelles sont les décisions à prendre pour pouvoir ramener le Flow ratio à l’unité?

La réponse à cette question se trouve dans la compréhension des comptes clients, stocks et fournisseurs.

Les coûts de financement des comptes clients et stocks dépendent du délai moyen de remboursement des comptes clients d’une part, et d’autre part de la durée que prend le stock en entrepôt avant son écoulement.  Plus les durées sont élevées, plus les coûts de financement sont élevés, et l’inverse est aussi vrai. En fait, si l’on veut réduire ces coûts de financement, il faut réduire le délai de recouvrement des comptes clients et celui de l’écoulement des stocks.

Contrairement aux comptes clients et stocks, le compte fournisseur constitue du financement gratuit que reçoit l’entreprise. Cet avantage est lié au délai que met l’entreprise pour effectuer ses paiements aux fournisseurs. Plus le délai de paiement des fournisseurs est élevé plus il est bénéfique pour l’entreprise.

Le gestionnaire doit faire en sorte que la somme des délais de perception des comptes clients et de l’écoulement des stocks soit égale au délai que met l’entreprise à payer les fournisseurs.

Dans ce contexte, le gestionnaire doit prendre des mesures pour stimuler les clients à payer le plus rapidement possible et pour écouler plus hâtivement les stocks. Et, ces mesures doivent être mises en œuvre à des coûts moindres que ceux que coûte le financement de ces comptes. Les mesures généralement envisagées sont les escomptes sur achat et les promotions. Suivant, le pouvoir de négociation que détient l’entreprise auprès de ses fournisseurs, elle peut négocier un délai de paiement plus long.

Le cycle de conversion d’encaisse, énoncé plus haut, est le temps moyen qui s’écoule entre le moment où l’entreprise effectue les déboursés pour les activités d’exploitation et le moment où l’entreprise encaisse les comptes débiteurs. Il est matérialisé par la somme du délai de recouvrement des comptes clients (CC) et du délai d’écoulement des stocks diminue du délai de paiement des comptes fournisseurs (CF). Donc, le gestionnaire doit faire en sorte que le résultat soit le plus petit que possible.

3- Le levier financier

L’effet de levier est une notion empruntée au domaine de la physique, particulièrement aux chapitres consacrés à l’étude des forces. En fait, par l’effet d’un levier on parvient à vaincre une force résistante par le moyen d’une force motrice de plus faible intensité. Le concept de levier consiste en un point d’appui qui permet à une force motrice, préalablement insuffisante, de faire bouger ou de faire déplacer rapidement un poids lourd.

Ramené au domaine de la finance, ce terme traduit l’effet de l’utilisation de la dette pour accroître la rentabilité des fonds propres. Ici, le point d’appui est représenté par le coût de la dette qui reste fixe, quel que soit le résultat de l’entreprise. En fait, plus élevée est la dette, plus grande est l’effet multiplicateur. Toutefois à un certain niveau d’endettement, l’effet de levier devient négatif. Ce thème, levier, est très vaste en finance et constitue à lui seul un sujet. C’est pourquoi il sera traité de façon plus détaillée dans un autre billet.  À présent, on se contente de dire qu’un effet de levier positif influence positivement le ROE.

En fait, plusieurs stratégies peuvent être utilisées pour augmenter la rentabilité des fonds propres (ROE). On peut procéder par une stratégie de prix ou de coût pour augmenter la rentabilité des ventes, tout comme, on peut jouer sur la rotation des actifs en les utilisant de façon plus efficace ou bien, on peut élever le niveau de la dette jusqu’à un certain niveau pour augmenter le levier financier.


 

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